mercredi 23 septembre 2015

Le patrimoine bâti à son meilleur!

Ce matin, c’est dans la MRC Des Sources que je m’éveille lentement au son des oiseaux qui jacassent à l’extérieur de ma fenêtre. J’ai dormi au cœur d’un territoire jadis cultivé par les Britanniques, les Irlandais et les Écossais jusqu’à la découverte de l’amiante dans ses souterrains. Après un repas des plus délicieux et une nuitée paisible, c’est l’heure du déjeuner gastronomique à l’Auberge-Restaurant La Mara de Ham-Sud où commencera mon dernier jour d’exploration du Chemin des Cantons.
En sillonnant les champs et les vallons de la région, je quitte lentement le village, m’arrêtant pour croquer de nombreux clichés de ces strates vertes et jaunâtres à l’infini. Cette envie de tout photographier s’intensifie lorsque je pénètre une heure plus tard à Danville, où les maisons ancestrales sont à couper le souffle.

Toutes de couleurs différentes et des styles éclatés pêle-mêle, elles n’en finissent pas de m’épater. J’apprendrai plus tard qu’on en recense 66 classées d’intérêt patrimonial, historique ou culturel. Je comprends maintenant pourquoi on considère Danville comme l’un des plus beaux villages du Québec!

Au centre d’information touristique, je me procure le dépliant qui me servira de guide pour l’exploration du patrimoine de Danville. En fait, trois circuits existent : le rouge qui retrace le développement industriel local, le vert qui nous plonge dans les racines architecturales victoriennes et de Nouvelle-Angleterre et, finalement, le jaune qui relie le haut et le bas de Danville par sa rue principale.
N’arrivant pas à choisir, j’arpente les trois de façon quelque peu aléatoire, me laissant porter d’un endroit à l’autre et le trouvant ensuite dans le guide pour quelques explications. Mon amour des lucarnes est alimenté à Danville, car les maisons ont toutes des pignons originaux, parfois même dentelés, et dans des couleurs éclatantes. Certaines ont de petits balcons encastrés appelés loggia se situant directement sous le pignon, au dernier étage de la maison, et d’autres ont des vérandas dans un bois travaillé avec tant de détail qu’elles impressionnent encore de nos jours, surtout que certains propriétaires ont pris le temps de les peinturer de manière à mettre en valeur le savoir-faire de leurs créateurs.



J’apprends que les maisons préfabriquées existaient aussi à la fin du 19e siècle : on pouvait les commander dans un catalogue et les gigantesques pièces arrivaient par la voie ferrée. Ça devait être tout un casse-tête de les assembler!
Une pensée me revient sans cesse en tête : les propriétaires de ces maisons méritent une fière chandelle pour les avoir gardées plus de 150 ans intactes, à l’abri des intempéries et des ravages du temps. Nous aurions tout à apprendre de ces architectes, car les maisons modernes ne perdureront jamais autant.
Après un petit café siroté doucement sur la rue principale, je quitte à contrecœur Danville avec l’impression de n’avoir exploré que la pointe de l’iceberg. Je me promets d’y revenir lorsque la température sera plus clémente à mon égard afin de pouvoir explorer le village à pied et peut-être même dormir dans l’une des maisons ancestrales maintenant devenues gîtes du passant…
Bonne découverte!
Jennifer Doré Dallas
www.moimessouliers.org

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