mardi 13 août 2019

On lève le petit doigt sur le Chemin des Cantons : petite histoire d’une tradition iconique




La route des thés à l’anglaise du Chemin des Cantons est vraiment un incontournable pour s’imprégner de l’héritage britannique de la région… et pour satisfaire ses pulsions gourmandes! Inévitablement, lorsqu’on pense au thé à l’anglaise, on pense au petit doigt levé en buvant. D’où vient cette tradition et pourquoi la perpétuer? Et est-ce prétentieux ou élégant de lever le petit doigt? Voyons ensemble ce qu’il en est.

Les origines

De façon générale, on considère que la tradition de lever le petit doigt viendrait du Moyen Âge. À
l’époque, les ustensiles n’existaient pas, donc tout le monde mangeait avec ses doigts dans des plats et gobelets communs. Le sel et les épices étaient alors des produits de luxe, souvent venus d’Orient. Seuls les plus fortunés pouvaient en avoir sur leur table. Garder un ou deux doigts au sec permettait de se servir en épices sans y mettre du gras, et surtout essayer de saupoudrer quelque chose avec les doigts collants, ce n’est pas très efficace! Cette bonne manière est demeurée dans les esprits lorsque les couteaux et les fourchettes se sont répandus, tout comme l’habitude de boire du thé.

Bien qu’on associe le thé aux Anglais, ceux-ci l’ont adopté bien plus tard que plusieurs pays européens. Il a fallu attendre le 17e siècle avec le règne de Charles II et de son épouse, la princesse portugaise Catherine de Bragance, une fervente du thé à toutes heures de la journée et en bonne compagnie, pour que la boisson devienne excessivement populaire dans toutes les couches de la société britannique. Il est donc tout naturel que cette tradition ait traversé l’océan avec l’installation des colons anglais en Amérique du Nord, puis dans les Cantons-de-l’Est.

Et aujourd’hui?

Le thé à l’anglaise étant bu dans de jolies petites tasses en porcelaine, assez évasées et à l’anse réduite, il demeure pratique de lever le petit doigt. Le pouce, l’index et le majeur tiennent l’anse tandis que l’annulaire sert d’appui contre la tasse : il ne reste plus de place pour l’auriculaire, qui se retrouve dans les airs. Pour faire preuve d’encore plus de bonnes manières, il est recommandé de soulever la soucoupe avec l’autre main et de la placer à distance raisonnable sous la tasse afin d’éviter de faire des dégâts sur soi ou sur la nappe en buvant.

Si, pour certains, lever le petit doigt est prétentieux ou snob, il est pour d’autres signe d’élégance et de savoir-vivre. L’étiquette veut que si la personne qui vous invite à prendre le thé à l’anglaise lève le petit doigt, vous pouvez le faire aussi, même si ce n’est pas obligatoire. Dans tous les cas, si vous levez le petit doigt en l’air, faites attention à ne pas le lever trop haut : vous pourriez avoir l’air de vous moquer du geste.

Sur le Chemin des Cantons, c’est avec respect pour la tradition qu’on lève le petit doigt. Plusieurs lieux d’exception vous permettent de découvrir les plaisirs du thé à l’anglaise, souvent accompagné de sandwichs au concombre, de scones avec confiture et crème Devonshire, de pâtisseries, de gâteaux ou d’autres petits délices pour les papilles. Si votre estomac gargouille déjà, rendez-vous au Musée Beaulne à Coaticook, au Musée Colby-Curtis de Stanstead, au Salon de thé Scott à Scotstown (sur réservation seulement) et au Centre culturel et du patrimoine Uplands à Sherbrooke. Profitez-en pour visiter leurs expositions ou vous imprégner de l’atmosphère champêtre de ces remarquables bâtiments historiques. Vous pouvez aussi partager votre expérience sur la route des thés à l’anglaise en vous prenant en photo avec votre tasse et votre petit doigt levé, puis en la publiant sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #onlevelepetitdoigt (ou #pinkyout en anglais). Propagez la tradition et le bonheur du thé avec le petit doigt levé autour de vous!


vendredi 19 juillet 2019

Poursuivre le Chemin des Cantons… à Drummondville!




De son départ dans Brome-Missisquoi à son arrivée au Val-Saint-François, le Chemin des Cantons ne manque pas d’attractions et de routes à parcourir. Les Cantons-de-l’Est ne se sont toutefois pas toujours limités aux frontières actuelles. En effet, jusqu’en 1981, la région de Drummond en faisait partie. C’est donc tout naturel que rendu au Moulin à laine d’Ulverton, l’une des extrémités du Chemin des Cantons, on ait envie de poursuivre sur l’autoroute 55, ou la plus tranquille route 143, pour aller visiter la plus grande ville du Centre-du-Québec, Drummondville.

Pour demeurer dans l’esprit du Chemin des Cantons, Drummondville offre plusieurs activités et lieux historiques à découvrir. Une première étape pour explorer la ville est certainement l’une des deux visites guidées proposées par la Société d’histoire de Drummond. Tous les vendredis à 19h30, jusqu’au 13 septembre 2019, le Parcours des mystères lève le voile sur plusieurs histoires sordides, rumeurs et autres faits divers qui ont marqué la ville : pour ceux qui ont aimé le spectacle Réguines et fantômes sur le Chemin des Cantons, c’est probablement un incontournable! Le Parcours des découvertes permet pour sa part de mieux connaître la riche histoire du centre-ville de Drummondville, et ce, tous les dimanches à 14h, jusqu’au 8 septembre 2019. Le tour se conclut par une visite de la très belle Église St. George ainsi que de son cimetière, parmi les plus anciens de la région : le fondateur de la ville, Frederick George Heriot, ainsi que plusieurs pionniers de la région y sont d’ailleurs enterrés. 


Le Parcours Souvenance propose une autre façon d’en apprendre plus sur les évènements, les personnages, les lieux et les bâtiments principaux au cœur de l’histoire passionnante de Drummondville. Ce circuit comprend 33 panneaux d’interprétation et 16 vidéos thématiques disponibles sur YouTube, grâce à un code QR sur les panneaux ou sur le site de la Ville. À vélo ou en auto, au moment de votre choix, arrêtez-vous aux différentes étapes pour voir le passé d’un autre œil!



Le Domaine Trent offre quant à lui une expérience à la fois historique et ludique. Située dans le parc des Voltigeurs, la maison Trent est une magnifique demeure rurale construite en 1838 dans un mélange d’architecture française et britannique. L’exposition Histoire et vie : la famille Trent nous plonge dans le parcours de cette lignée de pionniers de la région dont les descendants ont habité les lieux jusqu’aux années 1960. Parallèlement à cette visite, le Domaine Trent accueille aussi deux salles de Jeux d’évasion en collaboration avec L’Issue. Remontez dans le temps grâce aux Quêtes de Wooly Cap et résolvez des énigmes en lien avec le passé du domaine. L’activité est très populaire et les places sont limitées, il est donc essentiel de réserver. 

Enfin, le Village québécois d'Antan est un incontournable!

Après la tournée du Chemin des Cantons, Drummondville est manifestement un arrêt de choix pour mieux connaître le patrimoine local et retrouver une parcelle oubliée de l’histoire des Cantons-de-l’Est. Pour plus d’informations, consultez le site web de Tourisme Drummond.

Des activités patrimoniales pas plate pantoute!


Pourquoi le patrimoine et les musées, ça devrait être plate? Exit les préjugés! Plusieurs lieux et activités historiques du Chemin des cantons déboulonnent nos idées reçues et proposent des expériences interactives, culturelles, gourmandes, sportives ou même inusitées. Voici sept suggestions d’activités qui donnent vraiment le goût d’aller à la rencontre de notre patrimoine.

La Maison Merry, plus ancienne maison du Magog urbain, met en valeur l’histoire de la région et de passé. Une exposition permanente, « La Maison Merry, toute une histoire! », nous apprend plus sur les premiers occupants du site, des autochtones à la population urbaine du 20e siècle en passant par l’importante famille Merry. L’exposition temporaire « Ma vie à la Textile » témoigne quant à elle du quotidien des travailleurs et travailleuses des usines de textile de la région grâce à des récits, des anecdotes et des relents bien sentis de ce temps révolu… La Maison Merry est bien entendu ouverte et accessible durant les travaux de reconstruction de la rue Principale de Magog, tout comme les nombreux commerces et restaurants du centre-ville : bonne nouvelle!
ses citoyens grâce à des activités interactives alliant la technologie aux traces du

Par le Chemin des fresques
À Sherbrooke, faire le tour des murales est devenu un incontournable. Pour ajouter à ce circuit déjà impressionnant, l’application Muralis, la grande expérience des murales permet d’accéder aux personnages au cœur des œuvres en réalité augmentée grâce à un téléphone intelligent ou une tablette. Une autre belle façon de découvrir les murales, c’est avec les Productions Traces et Souvenances et leurs tours guidés. Dans Par le chemin des fresques, on plonge dans les années 50 avec 14 personnages qui nous font découvrir des trésors sherbrookois d’antan et d’aujourd’hui; des représentations ont lieu les samedis et dimanches jusqu’au 1er septembre à partir du Bureau d’information touristique de Sherbrooke. Le tour Traces et souvenances, avec la sympathique Mary O’Malley et ses compatriotes d’un autre siècle, est pour sa part offert aux groupes sur réservation durant tout l’été.

Les nostalgiques des radio-romans retrouveront ce bonheur sur le Chemin des Cantons. En effet, à Sutton, le circuit audioguidé « Si ces chemins pouvaient parler : récits de Sutton » nous transporte à travers les paysages remarquables du hameau de Glen Sutton, à la rencontre de personnages inspirés par les témoignages d’aînés de la communauté. Voilà une belle façon de se faire raconter l’envers du décor!

Artria
Pour les cyclistes et les randonneurs, la région de la Haute-Yamaska réserve un circuit exploratoire unique au Québec. Artria est un magnifique musée à ciel ouvert installé le long d’un réseau cyclable avec divers itinéraires en boucle ou linéaires, selon les envies. Plus d’une cinquantaine d’œuvres, issues de cinq Symposiums internationaux de sculpture monumentale, sont exposées dans un aménagement harmonieux avec la nature et les paysages, entre autres sous forme de « salles » en plein air.



Les Cantons-de-l’Est sont marqués par l’héritage anglophone. Une belle tradition que l’on peut découvrir encore aujourd’hui sur le Chemin des Cantons, c’est le thé à l’anglaise. Le Musée Colby-Curtis, le Musée Beaulne, le salon de thé Scott et le Centre culturel et du patrimoine Uplands plongent les gourmands dans cette époque où il faisait bon s’arrêter et discuter autour d’une belle tasse de porcelaine, le tout accompagné d’un plat de scones ou de sandwichs aux concombres… ou bien plus! Pour profiter de ces délices, suivez la Route des thés du Chemin des Cantons.

À Richmond, plusieurs activités artistiques sont organisées au Centre d’interprétation de l’ardoise, en complément des expositions. Le théâtre d’été du CIA propose la mise en lecture par des comédiens professionnels de
pièces marquantes du répertoire international. Chaque date propose un ou deux textes différents : réservez vos places pour le 27 juillet, le 17 août et le 14 septembre. La musique classique sera aussi au rendez-vous avec Orford Musique le 11 août pour un concert À l’ombre des ardoises. Et bien entendu, le spectacle Réguines et fantômes – enquête sur le Chemin des Cantons s’arrêtera au Centre d’interprétation de l’ardoise à quelques reprises cet été : consultez l’horaire complet pour ne pas manquer le passage de Glenn Stevens, chasseur de fantômes!

Finalement, si vous êtes à la recherche d’une activité familiale amusante et instructive, Asbestos a une proposition qui ralliera les intellos autant que les plus actifs. Le Georallye Asbestos s’inspire des activités de geocaching et invite les gens à parcourir la ville grâce à trois circuits dont les secrets sont dévoilés au fur et à mesure de la découverte des caches dissimulées sur le parcours. C’est une façon ludique et accessible d’explorer la ville et de mieux connaître son histoire tout en profitant de la belle saison. Tout ce que ça prend, c’est un téléphone intelligent et de la curiosité!

Pour plus de propositions d’activités pas plates et de divertissements à saveur historique, rendez-vous sur le site du Chemin des Cantons.

Plusieurs lieux d’hébergement et de restauration font partie des circuits proposés : consultez la section « Où dormir » et « Où manger » pour prolonger votre séjour dans l’une des belles maisons du Chemin des Cantons.

vendredi 12 juillet 2019

Réguines et fantômes : quand le passé s’amuse avec le réel


Par Marianne Verville

Une belle foule de plus de cent personnes est venue assister le dimanche 7 juillet 2019 à la deuxième représentation, mais la première à l’extérieur, du nouveau spectacle Réguines et fantômes. Installé à l’ombre des grands arbres autour de la Maison des arts et de la culture de Brompton, le public ne s’est fait pas fait prier pour embarquer dans l’aventure.
Photo: Josée Courtemanche

Il faut dire que le spectacle commence sur les chapeaux de roues alors que la guide touristique du
Chemin des Cantons, Olivia (Sophie Toutant-Paradis), découvre encore une fois plusieurs objets déplacés entre différents sites du Chemin. Sa présentation aux visiteurs se voit aussi perturbée par l’arrivée du chasseur de fantômes Glenn Stevens (Alexandre Leclerc), appelé en renfort par la responsable du Chemin face à ces déplacements d’objets et autres curiosités sonores inexplicables. Glenn avait des résultats à présenter : ses réguines de surveillance ont bel et bien capté l’activité d’un esprit sur les lieux… qui était bien décidé à se manifester.

Rapidement, on fait la rencontre d’un fantôme à la langue bien pendue, l’aubergiste Queen Lil (Rosie-Anne Bérubé-Bernier), qui nous transporte dans son fameux Palace of Sins, son joyeux bar construit en 1911 sur la frontière entre le Canada et les États-Unis. Queen Lil ne revient toutefois pas pour faire peur aux vivants : elle est à la recherche d’un anneau volé par un tricheur qui a détroussé plusieurs de ses habitués lors d’une partie de poker mémorable. Glenn et Olivia en arrivent à l’évidence : s’ils veulent que les manifestations paranormales cessent, il leur faudra donner un coup de main à Queen Lil pour retrouver l’anneau. Avec l’aide du public, ils partent en quête d’indices pour découvrir le point commun de toute cette mystérieuse affaire.

Photo: Josée Courtemanche
Créée par les Productions Traces et Souvenances en collaboration avec le Chemin des Cantons, la Réguines et fantômes permet de revisiter le passé dans une formule rassembleuse en alliant avec brio l’histoire de la région, l’humour et une belle dose d’émotion. Des plus jeunes aux plus âgés, tous se sont laissés entraîner autant physiquement que métaphoriquement par les trois colorés personnages. Ça bouge, ça s’emballe, ça nous intrigue et ça nous divertit, en plus de nous apprendre un paquet de faits méconnus sur les débuts des Cantons-de-l’Est et sur la période de la prohibition. L’histoire se matérialise aussi sous nos yeux grâce aux indices récoltés par Glenn et Olivia, des « objets traversés par l’histoire », comme dirait Queen Lil. Bref, on prend un franc plaisir à suivre l’enquête avec eux et à les accompagner vers le dénouement, d’ailleurs fort bien inspiré.
pièce

Soulignons le travail remarquable de l’auteur de la pièce, William S. Messier, et de la metteuse en scène Marianne Roy ainsi que de tous les artisans et artisanes derrière cette nouvelle création. C’est tout un défi, très habilement relevé, de monter un spectacle de cette qualité à l’extérieur, mais encore plus de le transporter dans plusieurs lieux. Parce que oui, Réguines et fantômes sera sur la route du Chemin des Cantons tout l’été! En plus de la Maison des arts et de la culture de Brompton à Sherbrooke, le spectacle sera présenté gratuitement au Centre d'interprétation de l'ardoise de Richmond, au Centre St-John de Bromont, au Parc des Braves de Cookshire-Eaton, au Musée Bruck de Cowansville, durant l’événement des Rendez-vous d’Howard à Sherbrooke et au Parc Denise-Lauzière de Waterloo pour les Journées de la culture. Tous les détails sont disponibles sur le site du Chemin des Cantons.

jeudi 14 mars 2019

Des manoirs en maisons de rêve sur le Chemin des Cantons - Partie 2




Le Chemin des Cantons est jalonné par de nombreuses belles maisons et autant d’édifices historiques. Si certaines demeures ne sont pas accessibles au public, plusieurs permettent d’aller au-delà de la façade et d’en explorer l’intérieur, voire même d’y séjourner. Voici un petit tour d’horizon des meilleurs lieux des Cantons-de-l’Est pour se donner le goût de la vie des bourgeois d’antan ou du luxe d’aujourd’hui.
Nous continuons l'exploration de ces lieux. 

Pour lire la partie 1, suivez ce lien. 

Région de Memphrémagog


B&B Au Virage
Toujours au centre de Magog, le gîte B&B Au Virage offre cinq chambres tout confort aux allures délicieusement champêtres. Datant de 1937, cette chaleureuse maison est aussi dotée d’une terrasse en plein air avec, depuis tout récemment, une superbe piscine creusée au sel et chauffée. Les gourmands apprécieront ses mémorables déjeuners cinq services ainsi que sa proximité avec les meilleurs restaurants en ville.

Manoir Hovey
Pour ceux et celles à la recherche de la vie de château, le Manoir Hovey propose la crème de la prisée et incomparable.
crème. Logé dans une impressionnante villa de campagne érigée en 1899, cet hôtel grand luxe certifié 5 étoiles Relais & Châteaux longe le lac Massawippi près du pittoresque village de North Hatley. Ses 37 chambres et suites permettent de s’extasier sur les fabuleux paysages environnants. Les nombreuses installations récréatives, les soins personnalisés, la cuisine de renommée internationale ainsi que le service distingué font du Manoir Hovey une destination

Région de Coaticook

Musée Beaulne
Le Château Norton a été construit en 1912 à Coaticook par Arthur Osmore Norton, inventeur d’un cric pour les chemins de fer. La maison de style néo-Queen Ann servait de résidence secondaire pour la famille et de bureau pour l’entrepreneur fortuné. Le Musée Beaulne, fondé en 1964, aménagea dans l’édifice en 1976. La conservation et la mise en valeur des costumes et des textiles sont au coeur de la mission du musée Beaulne, qui met aussi en lumière le patrimoine régional et l’art contemporain.

Maison Léon Thomas
Le gîte de la Maison Léon Thomas est installé dans une maison patrimoniale de la fin du 19e siècle, au coeur de Coaticook et seulement à quelques pas du Musée Beaulne. Avec seulement deux chambres, la maison offre à ses invités un hébergement résolument intimiste et empreint de tranquillité, sur une propriété bordée d’arbres matures.

Région du Haut-Saint-François

La Ruée vers Gould
La Ruée vers Gould, c’est un détour obligé et étonnant quand on passe dans la région. L’auberge et
restaurant est au centre du petit village de Gould (Lingwick) fondé par des Écossais en 1835 et qui compta plus de 800 habitants au début du siècle. La reconstitution historique se trouve autant dans les deux chambres de son auberge et dans les quatre chambres de la Maison McAuley que dans sa restauration. On s’y délecte de ce mélange savoureux de cuisine traditionnelle écossaise et québécoise dans le décor fascinant du premier magasin général du village.

B&B Le Bonheur
Le gîte B & B Le Bonheur se trouve dans une belle maison victorienne des années 1800, en plein centre du village de Scotstown. L’héritage écossais de la région est particulièrement vivant grâce au Salon de thé Scott, offert sur réservation au balcon ou dans l’un des salons intérieurs. Le gîte offre trois chambres au décor bucolique ainsi que des soins, des équipements récréatifs et une piscine extérieure. Les amateurs de plein air seront attirés notamment par sa proximité avec le parc national du Mont-Mégantic (secteur Franceville).


mardi 19 février 2019

Des manoirs en maisons de rêve sur le Chemin des Cantons - Partie 1



Le Chemin des Cantons est jalonné par de nombreuses belles maisons et autant d’édifices historiques. Si certaines demeures ne sont pas accessibles au public, plusieurs permettent d’aller au-delà de la façade et d’en explorer l’intérieur, voire même d’y séjourner. Voici un petit tour d’horizon des meilleurs lieux des Cantons-de-l’Est pour se donner le goût de la vie des bourgeois d’antan ou du luxe d’aujourd’hui.

Région de Brome-Missisquoi

Le magnifique édifice de l’ancienne Eastern Townships Bank, construit en 1874 dans le style Second empire, abrite le Musée Bruck de Cowansville, consacré principalement à l’art visuel. La collection permanente Bruck-Lee est composée de plus de 75 tableaux et sculptures, dont certains du Groupe des Sept et du Groupe de Beaver Hall. Depuis 2009, la collection Lee-Vermeille ajoute un volet contemporain avec des sculptures, exposées au jardin, et des tableaux. Les artistes de la région sont aussi mis en valeur dans le cadre d’expositions temporaires : jusqu’au 5 septembre, vous pourrez d’ailleurs voir les peintures de Josée Barrette et les céramiques de Blandine Ouellet.

Région de la Haute-Yamaska

Manoir Maplewood
Le Manoir Maplewood est un hôtel particulier dont le charme n’a d’égal que l’histoire. Commandée
par l’homme d’affaires et sénateur A. B. Foster, considéré comme le fondateur de Waterloo, l’imposante maison a été bâtie entre 1864 et 1865 sur les hauteurs de la ville. Depuis 2012, la demeure a été avantageusement restaurée pour accueillir les voyageurs dans ses dix chambres et suites au cachet historique, à la mémoire de ses premiers occupants. Repas gourmands, spa et massothérapie viennent ajouter la touche de modernité qu’il faut pour séduire absolument chaque hôte du manoir.


Région de Memphrémagog

Le Musée Colby-Curtis est situé dans la villa Carrollcroft, ancienne résidence de la famille Colby, dont le rôle dans l’essor de Stanstead fut majeur. De style renouveau classique, la maison a été érigée en 1859 en granit issu des carrières locales. Elle fut habitée par les Colby de génération en génération jusqu’en 1992 : elle fut alors léguée au Musée d’histoire de Stanstead avec son ameublement d’époque. En plus d’explorer l’histoire régionale, le Musée Colby-Curtis offre différentes façons de vivre la vie bourgeoise d’antan : thé à l’anglaise, jardin victorien et diverses causeries en lien avec la Société d’histoire de Stanstead.

Maison Campbell
L’une des plus belles maisons centenaires de Magog vous ouvre ses portes : la Maison Campbell B&B offre la quiétude de la campagne au centre-ville. Construite en 1907 pour le dentiste Adams et sa famille, la spacieuse demeure propose cinq chambres douillettes, chacune avec salle de bain privée. La créativité et la récupération d'anciens meubles sont au coeur de l’aménagement du gîte au charme rustique.